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En cette Journée internationale des femmes, DIVA et Coral sont fières d'annoncer une collaboration fondée sur une mission commune : offrir des soins plus complets et mieux connectés aux femmes à chaque étape de leur vie.
Fondée en 2002 par le duo mère-fille Francine Chambers et Carinne Chambers-Saini, DIVA a créé la première coupe menstruelle réutilisable, lançant un mouvement mondial vers des soins menstruels plus durables et plus autonomisants. Depuis plus de vingt ans, DIVA remet en question la stigmatisation, fait avancer l'éducation et établit de nouvelles normes en matière de santé menstruelle, pelvienne et sexuelle.
Mais la santé menstruelle n'est qu'un chapitre dans l'histoire hormonale d'une femme. À mesure que notre communauté grandit et évolue, le besoin d'un soutien complet au-delà des années reproductives se fait de plus en plus sentir. C'est pourquoi nous sommes fières de collaborer avec Coral.
Coral est une plateforme canadienne de soins de santé virtuels dédiée aux femmes qui traversent la périménopause, la ménopause et les enjeux de santé au fil de leur vie. Conçue spécifiquement pour accompagner les femmes à ces étapes, la plateforme intègre une expertise médicale, des diagnostics axés sur les causes profondes, des plans de traitement personnalisés et un accompagnement en santé. L'objectif : aider les femmes à gérer les symptômes de la ménopause, à faire face aux changements métaboliques et à réduire les risques à long terme, pour qu'elles puissent avancer en se sentant informées, soutenues et pleinement elles-mêmes.
Ensemble, nos organisations reconnaissent que le corps des femmes est un écosystème puissant et dynamique qui évolue avec le temps, et pourtant, le soutien en matière de santé menstruelle, pelvienne, sexuelle et à chaque étape de vie a trop souvent été négligé. En réunissant l'innovation produit de DIVA, ancrée dans la science, et le modèle de soins personnalisés de Coral, cette collaboration a pour but d'offrir un accompagnement plus intégré, qui rejoint les femmes là où elles en sont.
Carinne Chambers-Saini (fondatrice et PDG, DIVA) et Fiona Lake Waslander (PDG et cofondatrice, Coral) partagent ici la mission derrière cette collaboration, les mythes qu'elles en ont assez de combattre, et ce que les femmes peuvent espérer pour la suite.
Parlez-nous de DIVA et de Coral, et de ce que représente la rencontre de ces deux marques pour soutenir la santé et le bien-être des femmes.
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Carinne Chambers-Saini : DIVA a toujours été à l'avant-garde de la lutte contre les tabous et la déstigmatisation de la santé des femmes. Nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis le lancement de la Coupe DIVA en 2003, mais nous sommes également conscientes que les femmes font encore face à de nombreux obstacles frustrants en ce qui concerne leur santé hormonale. Nous apprenons toutes ensemble que les symptômes douloureux et inconfortables des règles et de la périménopause ne sont en fait pas normaux, et qu'il est possible de bénéficier de meilleurs soins. Pouvoir s'associer à Coral crée un pont si important : nous nous unissons pour répondre aux véritables besoins des personnes qui cherchent à prendre soin de leur santé menstruelle, pelvienne et sexuelle. |
Fiona Lake Waslander : DIVA et Coral sont deux marques canadiennes qui partagent la même mission. DIVA a passé des décennies à briser le tabou autour des règles ; Coral fait le même travail pour la périménopause, la ménopause et la santé sexuelle des femmes. Se réunir, c'est offrir un accompagnement personnalisé aux femmes tout au long de leur cycle hormonal. Ce partenariat repose sur une conviction : que vous ayez 15 ou 50 ans, vous méritez des soins fondés sur des données fiables, des produits durables et une communauté qui refuse de vous laisser souffrir en silence.
Vous avez créé quelque chose qui répond à un vrai besoin en matière de santé et de bien-être des femmes. Quel moment ou quelle expérience personnelle vous a fait réaliser : « Je dois créer ça » ?
CC-S : Tout commence vraiment avec ma mère, Francine. Elle a grandi dans les années 60, à une époque où les serviettes hygiéniques avaient encore des ceintures et des épingles. Elle a passé des années à chercher quelque chose de mieux, et en 1992, elle a découvert une coupe menstruelle. Elle était en caoutchouc et ressemblait un peu à une ventouse, mais malgré ses défauts, elle a changé notre façon de voir les règles, à toutes les deux. La suite, on la connaît. Nous avons passé deux ans à repenser la coupe menstruelle entièrement.
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FLW : J'ai passé ma carrière à bâtir des entreprises et à accompagner des femmes pour qu'elles prennent leur place. Mais j'ai remarqué que des femmes brillantes, au sommet de leur carrière, prenaient du recul ou abandonnaient. Ce n'était pas un manque d'ambition, c'était un manque de soutien pour leur santé. Quand on navigue à travers le brouillard mental, l'insomnie et l'anxiété, briser le « plafond de verre » commence à sembler secondaire par rapport au simple fait de survivre à la journée.
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Le vrai problème, c'est que la périménopause peut s'étendre sur plus d'une décennie. Une réalité qui demande une approche proactive et intégrée. On a créé Coral pour combler ce manque dans l'offre de soins. On remplace les rendez-vous fragmentés par un modèle continu et préventif. Des soins adaptés à cette étape de vie, c'est ce qui manque dans la conversation sur l'équité. Nous sommes là pour faire en sorte que cette transition ne prive pas les femmes de ce qui devrait être le chapitre le plus puissant de leur vie.
La santé des femmes est chroniquement sous-étudiée et sous-financée. Comment cette réalité a-t-elle influencé votre approche dans la construction de votre entreprise dès le départ ?
CC-S : Oh, ça a tout influencé. Les femmes et les personnes de genre divers ont toujours été sous-représentées dans les études médicales, ce qui a conduit à un manque de compréhension des conditions courantes, des symptômes et même de ce que signifie « normal ». Quand ma mère et moi sommes arrivées sur le marché en 2003 avec la DIVA Cup, on s'est lancées dans un secteur dominé par les produits jetables, contrôlé par des hommes plus âgés et considéré comme quelque chose de honteux et de caché. À l'époque, beaucoup de femmes qui achetaient ce produit étaient également dégoûtées par la coupe. Personne n'investissait dans l'innovation, car personne ne voulait en parler.
Dès le premier jour, l'éducation, la défense des droits et la lutte contre la stigmatisation n'étaient pas des initiatives secondaires, mais bien le fondement de notre stratégie commerciale.
FLW : Ça nous a forcées à être rigoureuses sur le plan scientifique. Parce que les préoccupations des femmes ont été ignorées ou « normalisées » pendant si longtemps, on savait que Coral devait faire plus que simplement fournir une ordonnance. Il fallait établir un standard de soins entièrement nouveau.
Au Canada, les femmes passent 24 % plus de temps en mauvaise santé que les hommes. Ce n'est pas une fatalité biologique, c'est un manque de soins. On a comblé cet écart en adoptant une approche fondée sur les données scientifiques et l'analyse des causes profondes. En utilisant des données de santé approfondies et des analyses sanguines complètes, on s'éloigne du modèle épisodique « un symptôme, un médicament ». À la place, on offre des parcours personnalisés et basés sur les données, qui permettent aux femmes non seulement de gérer leurs symptômes, mais de prendre en charge de façon proactive leur santé métabolique, hormonale et à long terme. On donne aux femmes les outils dont elles ont besoin pour enfin prendre les rênes de leur propre parcours de santé.
Il y a beaucoup de choses qui circulent dans l'industrie du bien-être en ce moment, et tout n'est pas fondé sur la science. Comment décidez-vous quelles informations ou innovations méritent que vous y associez votre nom ?
CC-S : On revient à notre mission fondamentale à chaque fois : des produits fondés sur la science, l'éducation et la défense des droits. Ce sont vraiment les critères qui guident chacune de nos décisions. Si nous ne pouvons pas garantir en toute transparence ce que fait un produit, pourquoi il fonctionne et à qui il est destiné, nous n'allons pas de l'avant.
En ce qui concerne l'innovation produit, je vais être honnête : ça part souvent d'un problème que j'essaie de résoudre pour moi-même. Et plus on avance dans le développement de produits, la recherche et les tests, je sais que je ne suis pas la seule. C'est pourquoi on a élargi notre offre au-delà des soins menstruels pour aller vers la santé pelvienne l'année dernière avec notre Nettoyant, notre Hydratant et notre Rafraîchissant. Je me pose la question : est-ce que ça améliore vraiment l'expérience de quelqu'un ? Est-ce que c'est meilleur pour leur corps ? Est-ce que je l'utiliserais moi-même, ou est-ce que je laisserais ma fille l'utiliser ? Notre mission a toujours été de donner confiance et des informations aux gens, et non de leur vendre un problème.
FLW : On utilise une approche « sécurité d'abord, données scientifiques toujours ». Si un traitement ou un biomarqueur n'a pas été validé par la communauté scientifique, il ne fait pas partie de nos protocoles. On est dans le domaine de la santé et de la longévité, pas des solutions rapides. Notre équipe médicale, dirigée par la Dre Ariane Ouellet-Decoste, s'assure que chaque recommandation que nous formulons est ancrée dans la réalité clinique, et non dans une tendance bien-être.
Quel est le mythe ou le préjugé le plus dangereux concernant la santé des femmes contre lequel vous luttez le plus souvent ?
CC-S : Que les règles sont sales, honteuses ou quelque chose dont on parle à voix basse. Ça semble simple, mais vous seriez étonnée du mal que ça cause à travers les générations et les cultures. J'ai parlé à des femmes qui pensaient mourir quand elles ont eu leurs premières règles, il y avait tellement de honte et de stigmatisation autour des menstruations que personne ne les avait préparées.
Beaucoup de progrès ont été accomplis au fil des décennies, heureusement, mais maintenant que moi et beaucoup de mes pairs sommes entrées en périménopause, j'ai appris qu'il existe toute une série de symptômes et de conditions traitables qui accompagnent cette étape de vie. Alors on a encore l'impression qu'il y a beaucoup de travail à faire pour normaliser les conversations sur toutes les façons dont nos cycles hormonaux peuvent affecter notre quotidien. Il y a des femmes et des personnes qui ont leurs règles qui minimisent des symptômes sérieux parce qu'on leur a appris à croire que souffrir pendant son cycle, ou avoir des bouffées de chaleur et des sautes d'humeur en périménopause, c'est juste normal.
On ne peut plus se permettre d'avoir ces conversations dans l'ombre. La stigmatisation n'est pas seulement inconfortable, elle a de vraies conséquences concrètes pour les gens partout dans le monde.
FLW : Le mythe selon lequel « la thérapie hormonale serait dangereuse » est peut-être la fausse croyance la plus néfaste dans le domaine de la santé des femmes. On vit encore dans l'ombre d'une étude vieille de plusieurs décennies qui a été largement mal interprétée, amenant toute une génération de femmes et de médecins à croire que la thérapie hormonale de la ménopause (THM) représentait un « risque pour la santé ».
La réalité ? Pour la grande majorité des femmes en bonne santé de moins de 60 ans qui sont dans les 10 ans suivant leurs dernières règles, les bénéfices, comme la protection du cerveau, des os et du cœur, l'emportent largement sur les risques. Chez Coral, on considère la THM comme un outil de précision. Ce n'est pas un médicament universel, c'est un parcours personnalisé qui tient compte de votre mode d'administration (comme les gels ou les timbres transdermiques), de la posologie et de votre profil de santé unique. On fait évoluer la conversation de la peur vers une prise en charge éclairée, pour que les femmes aient enfin accès aux soins de référence qui leur ont été refusés pendant vingt ans.
Quand DIVA et Coral sont entrés en contact pour la première fois, qu'est-ce qui vous a indiqué que ce partenariat avait du sens ?
CC-S : Tout se résume à l'alignement de nos missions. Coral pose les mêmes questions que nous chez DIVA : pourquoi la santé des femmes a-t-elle été si négligée ? Et qu'est-ce qu'on peut vraiment faire à ce sujet ? C'est ce sentiment d'urgence partagé qui nous a réunies. On a passé plus de vingt ans chez DIVA à se battre pour sortir la santé des femmes de l'ombre, et quand on trouve un partenaire qui fait ce travail d'une perspective différente, mais avec la même conviction, on ne peut pas l'ignorer.
FLW : DIVA et Coral ont toutes deux pour objectif l'autonomisation par l'éducation. Nous voulons toutes deux que les femmes prennent le contrôle de leur corps et de leur santé. Promouvoir deux entreprises canadiennes pour soutenir les femmes à différentes étapes de leur vie n'est pas un objectif commercial, c'est un mouvement. Nous avons une mission commune et, ensemble, nous pouvons faire encore plus pour la réaliser.
Que pouvons-nous attendre de cette collaboration entre DIVA et Coral ?
CC-S : Une conversation plus honnête et accessible sur ce que vivent réellement les femmes dans leur corps. Chez DIVA, nous avons très tôt compris que lorsque les femmes comprennent ce qui se passe dans leur corps, tout change. C'est exactement le travail que nous menons aujourd'hui avec Coral. Nous allons créer des ressources, partager des témoignages et veiller à ce que, quel que soit leur parcours menstruel, les femmes sachent que ce qu'elles vivent est réel, qu'elles peuvent bénéficier d'un soutien et qu'elles ne sont pas seules.
FLW : Vous pouvez vous attendre à une fusion entre l'expertise clinique et la défense des droits des femmes pendant la période précédant la ménopause. Nous nous associons afin d'offrir une ressource complète pour l'éducation et le soutien communautaire. Nous élargissons le débat au-delà des produits et des prescriptions pour nous concentrer sur la femme, en veillant à ce qu'elle se sente écoutée, considérée et soutenue, de ses premières règles jusqu'à la ménopause.

