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Pour le mois de la santé menstruelle, DIVA est ravie de s'associer à Dignité mensuelle dans le cadre de sa campagne Achetez-en un, Donnez-en un. Pour chaque coupe DIVA achetée sur ShopDIVA, une coupe DIVA sera donnée à Dignité mensuelle.
Dignité mensuelle est un chef de file en éducation sur la santé menstruelle au Québec, Canada. Nous avons demandé à leur équipe de nous éclairer sur les lacune en éducation menstruelle et sur ce qui peut être fait pour mieux soutenir les personnes qui ont leurs règles.
1. Les règles douloureuses et les saignements abondants ne sont PAS normaux
Si un certain inconfort est courant pendant les règles, la douleur ou les saignements qui vous empêchent de vivre votre vie ne le sont pas. Beaucoup de jeunes personnes évoquent des saignements excessifs pendant deux semaines par mois, ou des règles si douloureuses qu'elles manquent l'école ou doivent prendre plusieurs jours de congé au travail, sans pour autant avoir de diagnostic ou de réponse de leur médecin.
Normaliser la douleur menstruelle et les saignements abondants freine la recherche, l'innovation en matière de traitements, et la formation des professionnels de la santé. Quand quelque chose est perçu comme « normal », il y a souvent peu d'impulsion pour changer la façon dont cela est pris en charge.
2. L'éducation sur le rôle des hormones doit être plus approfondie
Comprendre les effets des œstrogènes et de la progestérone sur l'ensemble du corps, et pas seulement sur l'utérus ou les seins, est essentiel. Les récepteurs d'œstrogènes sont présents partout dans le corps et influencent tout : le cerveau, la peau, les os, la santé cardiaque, les muscles, et même les cheveux. Parce que les hormones des AFAB (assignée femme à la naissance) varient d'heure en heure, une éducation précoce est indispensable, tant pour les personnes ayant leurs règles que pour les autres.
Les changements liés aux étapes de vie comme la grossesse ou la périménopause, ainsi que les variations dans l'activité physique, l'alimentation, les médicaments et les suppléments, peuvent aussi affecter les hormones. Au sein de la communauté AFAB, les médecins apprennent encore à mieux comprendre les hormones et comment l'efficacité des médicaments varie considérablement selon les phases du cycle. Les personnes vivant avec un handicap ou des conditions de santé comme des troubles du neurodéveloppement (TND), des douleurs chroniques/troubles neurologiques ou des troubles immunitaires sont également influencées par les hormones ; des intersections qui méritent davantage de recherche.
3. La recherche en santé menstruelle a besoin de plus d'investissements et de plaidoyer
L'endométriose, le SMOK (anciennement SOPK), les fibromes utérins, les kystes ovariens, le TDPM (Trouble Dysphorique Prémenstruel) et l'adénomyose sont des troubles complexes et souvent difficiles à diagnostiquer. Reconnaître leurs signes et symptômes les légitime en tant que préoccupations de santé réelles. Une éducation précoce sur ces troubles peut aussi favoriser un diagnostic rapide. L'un des meilleurs moyens de défendre sa santé est de suivre ses symptômes. Apprendre aux gens à documenter leurs cycles et leurs symptômes fournit des informations précieuses aux professionnel-les de la santé. L’information, c'est le pouvoir !
Soutenir et financer la recherche sur ces troubles est crucial. La recherche améliore les options de traitement, les outils diagnostiques, et en retour enrichit la formation des professionnels de santé.
4. Créer des ressources sur les règles pour les personnes qui n'en ont pas
Les personnes qui n'ont pas de cycle manquent parfois de connaissances et de compétences nécessaires pour comprendre et soutenir l'expérience menstruelle. L'éducation sur la santé menstruelle se déroule souvent dans des espaces genrés ou séparés, ce qui peut engendrer des incompréhensions et un manque d'empathie envers les personnes menstruées. Tout le monde devrait apprendre à connaître les règles, les hormones et les troubles menstruels ; et des ressources adaptées à différents publics doivent être créées.
Taire ces conversations crée un manque d'empathie dans les milieux de travail, les écoles, les communautés et les relations !
5. L'éducation sur la périménopause
En tant qu'étape de vie dont les symptômes peuvent durer dix ans ou plus, la périménopause fait l'objet de bien peu d'éducation dès le plus jeune âge. Comprendre tôt comment les hormones affectent la santé mentale, la structure osseuse, le cerveau et le risque de maladies cardiovasculaires peut permettre aux adolescents d'aborder leurs 20 et 30 ans avec confiance. Une bonne base dès le début de la vie soutient le mieux-être à l'âge mûr et au-delà.
De nombreux jeunes ont aussi des parents ou d'autres adultes dans leur entourage qui vivent des symptômes de périménopause. En comprenant mieux les signes, les symptômes et les ressources disponibles, c'est toute la famille qui peut en bénéficier.
À propos de Dignité mensuelle
Dignité mensuelle fait avancer la justice menstruelle et combat la précarité menstruelle en donnant accès à des produits et à une éducation en santé menstruelle. Nous plaidons pour des changements systémiques durables tout en amplifiant les voix et les besoins des communautés diversifiées que nous servons.